Concilier électrosensibilité et travail part IV

Juste avant le rendez-vous du Professeur Belpomme, j’ai fait encore une autre tentative de recherche de travail mais ce coup-ci sur la région bretonne. Étant donné qu’au final je regrettais d’avoir quitté Cherbourg-Octeville car il s’avéra que malgré le fait qu’il y avait 100µv/m² sur le site de travail, mon corps arrivait à le supporter et comme les régions aux alentours étaient beaucoup moins polluées mon état de santé s’améliorait, mais étant donné que je venais d’être électrosensible on perd complètement ses repères et on commence à avoir la phobie des ondes qui nous fait prendre des décisions qui privilégie la prudence.

Je tiens à préciser que quand je parle de phobie, qui est un terme qui tiens plutôt du registre de la psychologie que de la physiologie, c’est surtout parce qu’a un moment, on a la sensation d’être persécuté de toute part et que la seule solution qui vous vienne à l’esprit c’est de fuir toutes les zones susceptibles d’atteindre à l’intégrité de votre santé. Ce qui fait que cette pathologie a des conséquences physiologiques directes bien réel mais qu’en plus a des effets secondaires au niveau psychologique assez conséquent.

Bref, retournons à nos moutons, donc je disais que je recherchais un poste dans la région bretonne, il s’avéra que l’on m’a contacté pour plusieurs postes, l’un à Point P que je raconte dans ce billet, et deux autres, un à Brest et l’autre à La Gacily pour la société Yves rocher.
Alors le premier poste était encore pour la DCNS, les entretiens étaient téléphoniques et se sont bien passés, j’ai même eu une proposition d’embauche sans que je rencontre qui que ce soit. Le deuxième il fallut faire deux déplacements, un pour la SSII et le deuxième chez le client. Comme Brest je ne connaissais pas trop, je me suis dit que c’était l’occasion d’y aller en même temps que chez Yves Rocher.

Donc me revoilà parti pour Brest, la route se passe bien, j’arrive sur les coups de 18h, juste le temps de faire un tour dans la ville et là je commence déjà à pas me sentir bien. J’allume mon HF-32D près des quais et la toutes les secondes j’ai une pointe à 1200µv/m, en plus de ça dans la ville c’est bétonné et pas mal d’antenne-relais auquel je pense qui vont s’ajouter aux radars des bateaux qui sont dans le coin puisque je travaillerais le long de la mer … Donc plus ça allait, plus je me disais que c’était une mauvaise idée Brest, la nuit à confirmer mes doutes, car même si j’étais peut-être à 30 minutes de Brest à Landeba, une petite ville côtière assez sympa dans un hôtel qui s’appelait le Libenter, j’ai commencé à avoir mal au crâne et ma langue me picotait … Et pourtant, coup de bol je suis tombé sur un hôtel qui avait internet filaire et non pas avec le WIFI.

Le lendemain je me lève, étonnamment en ayant pas trop mal à la tête et la commence un petit périple, j’ai commencé par rendre visite à l’officine de la SSII qui me vendait à la DCNS, ça s’est plutôt pas mal passé, j’ai signé un double de mon contrat de travail, je me sentais obligé même si je savais pertinemment que c’était mort, mais bon je ne sais pas pourquoi j’ai du mal à faire face aux gens, surtout quand il faut évoquer le genre de problème que je rencontre.

Cela dura une petite heure et me voilà parti pour La Gacily, petite ville de campagne bretonne, j’ai mis un peu plus de deux heures, le voyage s’est bien passé dans l’ensemble, il fallait juste faire gaf aux radars, parce qu’autant les routes en Bretagne sont gratuites, autant on comprend vite comment elles sont financées …

J’arrive donc à La Gacily et je découvre un petit coin de paradis pour les EHS, pas d’antenne à première vue, je me sens bien alors que mon séjour à Brest ne m’a pas laissé sans séquelles, les gens sont aimables, la vie n’est pas cher du tout, j’ai mangé pour presque rien, ce n’était pas de la gastronomie mais à Paris j’aurais payé le double …

La fin du déjeuner approche et je dois me rendre chez le client Yves Rocher, j’arrive 20 minutes en avance et je rencontre le client et le manager de la SSII. On commence à discuter tout en traversant les locaux, je ne ressens rien de spécial alors que je passe devant un open-space remplit de monde et on arrive finalement au bureau du client. Là se déroule un entretiens classique, le client expose sa société, ses besoins et moi je présente mon parcours. Cela va durer une heure et le client me libère pendant que le manager et lui debrief sur les deux candidats qu’il a rencontré.

Pour moi ça sonne la fin de mon périple, il est temps de retourner sur la région parisienne avec l’espoir pour que je soit pris chez Yves Rocher et un peu de déception mélangée avec des regrets pour Brest.

Epilogue : je n’ai pas été pris chez Yves Rocher (snif) et j’ai dû me rétracter pour la DCNS. Encore une fois je me retrouve le bec dans l’eau 😦

@+ Jay

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2 réflexions sur “Concilier électrosensibilité et travail part IV

  1. Bonjour Jérôme, que faites-vous dans la vie en fait ? Personnellement j’étais développeur Java avant d’être diagnostiqué EHS. Comment vous y prenez vous pour l’expliquer à votre employeur ?

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