Le Pr. Belpomme se serait-il brûlé les ailes auprès d’Enedis ?

L’électrosensibilité est toujours autant dévoyée par le corps médical en cette fin d’année 2017 et il n’y a que peu d’options quant à la prise en charge de la pathologie en dehors d’une psychothérapie puisque le dogme actuel serait que c’est une maladie psychosomatique due à un possible effet nocebo, le fait de voir un émetteur ou de connaître son existence à proximité nous rendrait malade.

Dans ce désert de solution médicale, il existe néanmoins quelques exceptions comme avec le Professeur Belpomme qui tente depuis un certain nombre d’années d’objectiver la maladie avec divers examens dont des tests sanguins, urinaires et des encephaloscans. Aux termes desquels, si vos analyses rentraient dans ses paramètres, il vous délivrait un certificat comme quoi vous étiez électrosensible et un traitement médicamenteux.

Jusqu’à maintenant, à part ses détracteurs habituels, il n’avait pas eu de souci au sujet de ses consultations, il avait même publié ses travaux dans la revue scientifique « Reviews on Environmental Health » en 2015. Cela n’avait pourtant pas convaincu l’ANSES, qui dans son avis pré-définitif de 2016 déplorait la non corrélation entre ces biomarqueurs et la question des ondes, et que ses résultats « ne sauraient être utilisés, autrement que comme pistes de recherches à explorer ou éléments à répliquer par d’autres études ».

Au fil de ses consultations, ce professeur a commencé à délivrer un certificat de contre-indication au compteur communiquant Linky d’Enedis car celui-ci, à travers la technologie du courant porteur en ligne qui permet de communiquer avec le système d’information du gestionnaire du réseau électrique, émet des ondes électromagnétiques de basses fréquences sur l’ensemble du réseau électrique domestique auquel il est raccordé.

Et c’est au même moment que commence les problèmes pour lui puisque l’Agence de Presse Médicale (APM) a annoncé en début décembre que deux plaintes avaient été déposées par l’ordre des médecins à son encontre. L’une des plaintes aurait pour objet de dénoncer la pertinence de l’encephloscan et aurait pour origine la Direction Générale de la Santé (DGS). La seconde proviendrait du Directeur du Service des Études Médicales d’EDF, Jacques Lambrozo, qui aurait souhaité alerter sur le caractère non individualisé des certificats de contre-indication concernant Linky.

L’encephaloscan, qui est un examen par ultrasons n’aurait jamais été évalué par la Haute autorité de Santé (HAS) et n’aurait jamais fait l’objet d’une publication dans une revue scientifique. Ce qui contreviendrait à l’article 33 et 39 du code de déontologie qui préconise que « Le médecin doit toujours élaborer son diagnostic avec le plus grand soin, en y consacrant le temps nécessaire, en s’aidant dans toute la mesure du possible des méthodes scientifiques les mieux adaptées » et ils « ne peuvent proposer aux malades (…] un remède ou un procédé illusoire ou insuffisamment éprouvé ».

En ce qui concerne le certificat de contre-indication, c’est le fait de reprendre à l’identique la même formulation en ne modifiant que le nom du patient et semble contrevenir à l’article 35 de ce même code. Cette pratique pourrait contrevenir au principe d’individualisation et de prise en compte de la personnalité de chaque patient garanti par le code de déontologie.

Autant pour le premier grief il semble un peu logique de remettre en cause un examen qui n’a jamais fait ses preuves, autant la question de l’individualisation semble un peu tirée par les cheveux puisque c’est une consultation spécialisée avec des malades qui ont, selon les critères de ce professeur, une même pathologie et ayant la même origine, donc en quoi une personnalisation de la contre-indication changerait quoi que ce soit…

Il est peu probable que ces plaintes n’arrivent que maintenant par le fruit du hasard, cela fait des années que les institutions ont laissé faire le professeur Belpomme et elles ne se seraient réveillées que maintenant, pourquoi ? Surtout que c’est au même moment qu’il devient un frein au déploiement des compteurs connectés, est-ce que ce professeur se serait attaqué à des intérêts qu’il ne fallait pas ? Dans tous les cas, si radiation il y a, ça ne fera que réduire encore plus les possibilités des malades à trouver des réponses thérapeutiques et c’est sans parler de ne pas pouvoir refuser un équipement qui va rajouter de la pollution électromagnétique à son logement.

@+ Jay

Source : jim.fr / Blog de charlotte-renault

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