Localisation des glioblastomes, ce qu’ils nous racontent…

26 octobre 2018, augmentation des glioblastomes situés au niveau des lobes frontal et temporal :

Un épidémiologiste anglais vient de confirmer que les glioblastomes (GBM), la plus agressive des formes de tumeur du cerveau, est en augmentation en Angleterre. Dans un nouvel article scientifique, Frank de Vocht de l’université de Bistrol, a rapporté une augmentation significative de ce type de tumeur dans les lobes frontal et temporal du cerveau durant ces 20 à 30 dernières années.

Le chercheur Alasdair Philips, basé en Écosse, et trois de ses collègues ont été les premiers à documenter cette augmentation en mars dernier (voir cet article). D’après eux, ce n’était pas dû à une amélioration du diagnostique, mais ils ne pouvaient pas non plus identifier quel était le facteur, que ça soit environnemental ou lié au mode de vie, qui en était à l’origine. Il y avait pourtant une cause plausible : les téléphones portables.

Pas pour de Vocht. Son modèle basé sur une analyse « des faits contradictoires synthétique », une sorte de technique de modélisation obscure, lui indique que, quelque soit la raison, il est peu probable que ça soit les portables. De Vocht maintient que l’explication la plus cohérente est l’amélioration du diagnostique. « Spécialement ces derniers temps ».

Le papier de Philips a été diffusé assez largement, mais personne jusqu’à de Vocht, ne l’a traité publiquement. Le gouvernement anglais va certainement embrasser son analyse : il confirme la position officielle comme quoi le téléphone portable ne serait pas une menace pour la santé publique.

De Vocht est un membre du très influent groupe de conseil nommé COMARE, ce comité traite des questions médicales sur les radiations présentes dans l’environnement. « COMARE s’est toujours cantonné aux radiations ionisantes, de Vocht est semble-t-il le premier membre à faire des publications sur le spectre des radiofréquences, » indiqua Denis Henshaw, l’un des collaborateurs de Philips. Henshaw est un professeur émérite de l’université de Bristol, là où De Vocht officie comme conférencier à l’heure actuelle.

Quand Microwave News demanda un retour sur cette question à Philips, il nous envoya le graphique suivant :

Selon Philips, « Cela démontre clairement que l’augmentation des glioblastomes concerne juste deux régions du cerveau, les lobes temporal et frontal ». « Il n’y a aucune raison pour penser qu’un meilleur diagnostique favoriserait la présence de ces tumeurs à certains endroits par rapport à d’autres. Je ne suis pas en train dire que c’est forcément lié au téléphone portable, mais ça serait certainement la possibilité la plus logique. Après tout, les lobes temporal et frontal sont les parties les plus exposées aux radiations quand un téléphone est vissé à l’oreille. »

« Je ne pense à rien d’autre qui serait comptable de nos constations, » indiqua Philips, « Quoi d’autre se trouve à cet endroit ? »

29 octobre 2018, Les objections de Frank de Vocht, la réplique d’Alasdair Philips

En lisant notre article, Frank de Vock commenta qu’il ne fut pas surpris par les constatations du graphique d’Alasdair Philips, car selon lui, les glioblastomes apparaissent approximativement entre 80 et 90 % au niveau des lobes frontal et temporal. Dans une réponse par mail, il indique que c’est à ces endroits où l’on peu voir « les effets les plus significatifs »

Une fois encore, nous avons demandé l’opinion de Philips

« Je suis mystifié par les conclusions et les commentaires de Frank de Vock », nous a-t-il répondu et nous a envoyé un nouveau graphique :

« Comme vous pouvez le voir, entre 1995 et 1997, il y avait à peu près le même nombre de tumeur située dans les lobes frontal et temporal que dans le reste du cerveau, ». Le ratio des différents cas était de 1.

« Et maintenant, il y en a deux fois plus, le ratio illustré dans le graphique est passé à 2 », « nous pouvons constater un doublement de ces tumeurs à ces endroits ».

Cette augmentation reste vraie après correction liée à l’âge de la population. (Il y a plus de tumeurs au cerveau dans la population quand elle est plus âgée.)

En nombre absolu, les deux groupes comptabilisaient près de 300 cas chacun en 1995, en 2015, il y a eu 1379 cas situés dans les lobes frontal et temporal et 705 dans les autres régions du cerveau. Durant cette même période, le nombre de glioblastomes non classés à une région du cerveau est resté stable aux environs de 500 cas d’après Philips.

@+ Jay

Source : Microwave News – Location, Location, Location. Aggressive Brain Tumors Tell a Story

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