Une expertise vite expédiée

Ma tentative pour faire reconnaître ma pathologie suit son petit bout de chemin, dernière expérience en date, une expertise auprès d’un neurologue afin que le tribunal de l’incapacité de Paris puisse rendre enfin son jugement. Lors de la première audience en juin dernier, la médecin experte et la juge avaient demandé cette évaluation afin de déterminer mon taux d’incapacité. À l’époque, celui-ci avait été fixé à moins de 50% par la MDPH d’Évry en décembre 2015.

C’était donc ce 10 mai, j’avais rendez-vous à Clichy à l’hôpital Beaujon, plus exactement, dans le service neurologique hébergé au sein de la polyclinique. Assez rare pour être souligné, c’est la première fois que je suis pris en charge à l’heure du rendez-vous, je prendrais ça comme une compensation à l’heure et demie que j’ai passée dans les bouchons parisiens…

Comme lors de mon audience au TCI de Paris, la neurologue a l’aire de découvrir mon dossier en live, bien qu’elle l’ait reçu auparavant car il est fourni par le tribunal au préalable. c’est assez problématique puisqu’il est quand même assez bien étoffé, j’avais fourni pas mal de documents, entre la description de mes symptômes et les divers justificatifs médicaux, ça faisait beaucoup de lecture.

Durant cette prise de connaissance, je vais subir la première partie de l’expertise qui est au final un entretien oral au sujet de mes problèmes de santé. Comme c’est une neurologue, je tente de cibler dans un premier temps les symptômes qui la concernent le plus, c’est-à-dire les mots de têtes, les picotements et les sensations de brûlure que j’ai au niveau de mon visage.

Je vais tenter d’expliquer aussi bien que faire se peut le reste de mes symptômes et l’on va aborder la causalité avec les ondes, chose qui ne la fait pas broncher, moment assez curieux car je ne sais pas si elle me prend au sérieux ou s’il y a des arrières-pensées sur les raisons avancées de mes problèmes de santé étant donné que le phénomène reste encore très controversé dans le monde scientifique à l’heure actuelle.

D’ailleurs, je vais essayer de contextualiser la galère que je vis en rebondissant sur la question du travail à travers mon parcours, entre les différentes recherches de travail en province et ma tentative de déménagement en Bretagne mais qui s’est conclue par une échec. Le seul hic, c’est que j’étais crevé, mon cycle de sommeil est complètement décalé à cause de mes acouphènes qui ne me laissent plus trop de répits et je ne sais pas si j’ai été assez clair dans mes propos.

L’entretien oral laisse place à l’examen médical, plus précisément à des tests neurologiques rudimentaires. Dans un premier temps, elle va pratiquer un test des réflexes ostéotendineux (ROT), tout va bien sauf pour les plantes de mes pieds qui n’ont pas bougé lors de leurs stimulations. J’ai ces derniers temps des contractures inexpliquées au niveau des mollets depuis quelque temps et je ne sais pas du tout si c’est ça qui a pu influer sur ce test, du coup elle a validé que tout allait bien en mettant les gros orteils dans diverses positions que je devais deviner.

La deuxième série de tests consiste à vérifier les mouvements volontaires, j’ai dû à plusieurs reprises mettre mon doigt sur la pointe de mon nez que ça soit avec la main droite ou la gauche. Par la suite, je devais suivre le doigt du médecin qui le faisait bouger latéralement et ce dernier test mit fin à l’expertise.

Rien à payé, ça c’est la bonne nouvelle, la mauvaise, c’est que l’expertise a été super-rapide, sans aucun examen complémentaire demandé, pas de demande d’expertise complémentaire que ça soit vers un ORL ou un psychiatre pour savoir si je suis sain d’esprit puisque nous serions des malades somatisant sur les antennes relais, il y a donc de forte chance que je sois bon pour « le service » pour cette experte et de par le fait, par la juge qui va statuer sur mon cas.

Plus de deux ans après ma première démarche auprès de la MDPH et j’ai comme la sensation d’avoir tout fait dans le désordre alors que j’ai suivi le processus à la lettre. Il semble que l’expertise soit au final la première chose à faire lorsque l’on se lance dans cette aventure de la reconnaissance du handicap, ce qui implique qu’il faut pouvoir se les payer… Mais sachez que sans une expertise indiquant le taux requis noir sur blanc, il y a de fortes chances que le système vous balade pendant de longues années et pour, au final, ne pas avoir gain de cause…

@+ Jay

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4 réflexions sur “Une expertise vite expédiée

  1. Salut Jay, tu as beaucoup de courage d’avoir effectué toutes ces démarches, je ne sais pas si j’aurais le courage, d’ailleurs je n’en ai plus….. car je suis bouffée par la maladie !! J’ai déménagé dans le sud et refait un dossier MDPH… j’attends la réponse…. J’ai aussi déménagé il y a 3 jours dans un mas, où je me sens mieux que dans l’immeuble où j’étais avec la wifi des voisins et la récente installation du linky….. L’avenir, je n’y pense même pas, je le vois « noir » pour les électrosensibles, car où nous allons, la technologie sans fil nous suit…

    • Hello,

      je ne peux que compatir Amel mais il est clair que notre combat sera de longue haleine et qu’il faudra tant bien que mal s’adapter à cet environnement qui nous est nocif…

      Concernant les démarches, j’ai la chance de pouvoir encore les faire et montrer les carences du système ce qui justement pourrait faire gagner du temps pour ceux qui prendraient le même chemin que moi 😉

      Dans tous les cas bon courage pour la suite, j’espère que ton déménagement te sera salutaire.

      ++ Jay

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