Téléphonie mobile : à quel point c’est sans risque ?

Source : Investigation Europe – how-much-is-safe – 14/03/2019

« Quand les autorités de régulation des radiations non-ionisantes se reposent sur des groupes controversés pour établir les bonnes pratiques d’utilisation. »

Certains scientifiques alertent sur les effets sanitaires potentiels causés par les radiations des technologies de la téléphonie mobile. Complètement infondé assurent la plus part des autorités de sécurité concernant ces radiations non-ionisantes. elles-mêmes sont conseillées par un petit cercle d’initiés qui rejettent toute recherche alarmante, et de par la même, mettent en place les normes d’expositions.

La recherche

Est-ce que les radiations issues des technologies de la téléphonie mobile sont-elles dangereuses ? Alors que nous sommes en train d’entrer dans l’aire de la 5G, les ingénieurs, les physiciens, les biologistes et les cancérologues peuvent s’appuyer sur des milliers d’études et d’évaluations sur l’effet sanitaire des radiofréquences des précédentes technologies 2G et 3G. Mais il y a de fortes divergences sur interprétations de ces résultats, et des implications de la 5G, pour laquelle il n’existe quasiment pas de recherche à l’heure actuelle.

Curieusement, un groupe de scientifiques est prédominant dans les entités qui fournissent les directives sur les risques liés a ces radiations. Cela implique que la recherche des autres scientifiques passent sous les radars des politiciens qui doivent se servir de la science pour légiférer et mettre en place une régulation adéquate.

Cela constitue un monopole d’opinion pour Einar Flydal. Ancien scientifique dans les sciences sociales au sein de la société Telenor en Norvège, auteur du livre « Compteur intelligent, la loi et la santé ». Il critique la base scientifique sur laquelle s’appuient les normes de sécurité relative a ces radiations et qui s’appliquent dans la plupart des pays.

« Une majorité des recherches scientifiques sont définis comme dissidentes et simplement évacuées via un processus qui n’est pas éthiquement justifiable. Cela n’est pas compréhensible du point de vue des résultats scientifiques. Cela doit être plus vue d’une manière politique, comme le résultat d’une bataille d’intérêts où les autorités de protection sur les radiations deviennent le plus souvent de simples pions ayant des moyens limités » d’après Einar Flydal.

Cette perspective est contredite par Gunnhild Oftedal, professeur associé a l’université Norvégienne de Science et de Technologie, spécialiste des effets des champs électromagnétiques chez l’humain. Elle fait partie d’un réseau international restreint qui détermine quelle science peut être prise en compte. La professeur Oftedal n’aime pas cette vision d’un champ de recherche qui se diviserait en deux camps rivaux.

« Les questions qui sont cruciales pour les individus et nos sociétés peuvent être assez clivantes, voyez les réactions concernant le débat sur le changement climatique. Dans notre périmètre de compétence, il est assez facile de mettre les gens dans deux camps, mais l’image d’ensemble est un peu plus nuancée que cela » selon le professeur Oftedal.

Les autorités ne font pas de recherche

En Norvège, on se tourne vers la direction pour la radioprotection et la sécurité nucléaire (NRPA) concernant les recommandations sur les radiations. C’est la plus haute autorité professionnelle sur les radiations et les effets sanitaires.

La NRPA ne conduit pas elle-même la recherche sur les radiations des champs électromagnétiques (EMF) d’après le physicien et directeur Tone-mette Sjømoen. « On s’appuie sur des analyses faites par des groupes d’experts internationaux. Ils prennent en compte l’ensemble des données scientifiques, évaluent et dressent des conclusions à partir de l’ensemble des connaissances scientifiques ».

Cet état de fait est assez typique au sein des autorités de régulation des radiations en Europe, la plupart d’entre-elles prennent, ou ont pris, des recommandations de certaines, voire de tous ces organismes scientifiques :

  • La Commission internationale de protection contre les rayonnements non ionisants, ICNIRP
  • Le Comité scientifique européen des risques sanitaires émergents et nouveaux, SCENIHR / SCHEER
  • L’organisation mondiale de la santé, OMS EMF groupe
  • Le centre international de recherche sur le cancer, unité de l’OMS sur le cancer
  • Le conseil scientifique sur les champs électromagnétiques de l’autorité Suédoise de sécurité des radiations
  • Le groupe consultatif sur les radiations non-ionisantes, comité publique au Royaume-Uni qui existe depuis 2017

La faiseuse de normes

Le nombre de groupes devrait nous garantir un éventail d’opinion scientifique assez diversifié. Cependant, ce n’est pas le cas

L’ICNIRP est un groupe particulièrement influent, il ne fait pas qu’évaluer les radiations et les recherches sur les risques sanitaires, mais aussi fournit les recommandations pour les normes d’exposition à ces radiations qui sont utilisées par la majorité des pays. c’est une organisation privée enregistrée en Allemagne située dans les faubourgs de Munich, derrière une porte jaune dans des locaux de l’office fédéral allemand sur la radioprotection. Les décisions concernant qui en est membre, sont prises par l’ICNIRP elle-même.

« L’ICNIRP n’a pas de processus ouvert d’élection de ses membres. C’est un groupe qui s’auto-perpétue où la dissidence n’est pas acceptée. Pourquoi n’est-ce pas remis en question ? » se demande Louis Slesin, éditeur de la publication du journal Microwave News à New York. Il a suivi le débat scientifique sur les radiations et la santé depuis des décennies.

Il n’y a pas assez de scientifique qualifié pour investiguer sur cette question en Europe d’après Mike repacholi, un des pionniers dans la recherche sur les champs électromagnétiques, fondeur de l’ICNIRP en 1992. Pour Eric van Rongen, directeur de l’ICNIRP, les recherches qui sont disqualifiées ne respectent souvent pas les normes de qualité les plus élevées. « Nous ne sommes pas contre l’inclusion de scientifiques qui pensent différemment de nous. Mais ils doivent correspondent au profil spécifique du poste vacant et ne peuvent pas être sélectionnés juste pour leur point de vue différent » selon Van Rongen.

Des scientifiques cumulards

L’ICNIRP est de facto la faiseuse de normes concernant les limites d’exposition aux radiations en Europe. Il n’en reste pas moins que c’est un groupe parmi d’autres. Cependant, ces groupes scientifiques sont remplis de façon notable par les mêmes experts.

Sur les 13 scientifiques de l’ICNIRP, 6 sont membres d’au moins un autre comité. Dans le groupe de l’OMS, cela s’applique à 6 de ses 7 membres. Les tiers des chercheurs de la commission européenne qui donnent des recommandations sur les radiations non-ionisantes en 2015 étaient présents dans d’autres groupes.

Ce n’est pas si anormal selon Gunnhild Oftedal. Elle est membre de l’ICNIRP et aussi du groupe de recherche de l’OMS. « Les gens qui démontrent qu’ils ont les compétences requises sont invités à collaborer. Regardez ceux qui sont membres d’un conseil d’administration ou d’un comité de direction en général, c’est ce qui se passe généralement dans les sociétés » déclara-t-elle.

Ces comités sont en accord avec eux-mêmes sur un principe de base : le seul risque sanitaire documenté des radiations de la téléphonie mobile est l’effet thermique des tissus. Les limites d’exposition ont été mises en place pour prévenir que cet effet arrive. Tant que l’une de ces commissions est en accord avec ce paradigme, il n’y a pas de risque sanitaire, selon toutes ces commissions et en réalité, selon un seul comité.

Pour la plupart des usagers de téléphonie mobile, il est facile de respecter les limites d’expositions : Elles ne sont atteintes que lorsque l’on se place devant une station de base à une distance inférieure à 10 mètres avec l’émetteur.

Les prés de 5 milliards d’utilisateurs de téléphonie mobile à travers le monde ne sont pas la preuve que cela fonctionne correctement ?

Des études rapportent des risques

Ce n’est pas vraiment le cas, pensent certains scientifiques qui estiment que des gens ont été lésés en étant soumis à des radiations de la téléphonie mobile à des niveaux bien en-dessous des normes d’exposition, et plus particulièrement sur le long terme, durant des années d’utilisation. L’organisation consultative scientifique sur les radiofréquences d’Océanie, une entité australienne, a examiné près de 2266 études scientifiques et a trouvé « un certain nombre d’effets significatifs que ça soit biologique ou sur la santé » dans 68 pourcents d’entre elles. Un autre groupe, le « groupe BIOinitiative« , a travaillé à partir de 1800 études et en ont conclu qu’il y avait la présence d’effets biologiques qui pourraient causer des effets délétères pour la santé si les utilisateurs étaient exposés sur le long terme. D’après ces scientifiques, c’est à cause de la génération d’interférences par les radiofréquences avec les processus naturels du corps, altérant les processus de réparation de l’ADN et créant un déséquilibre du système humanitaire.

Selon le rapport produit par le groupe BIOinitiatve, la liste des effets possibles est assez inquiétante : altération de la qualité du sperme, autisme, Alzheimer, cancer du cerveau et leucémie chez les jeunes enfants.

Le faiseur de normes « sert l’industrie »

L’ICNIRP est au centre d’un conflit d’opinions entre les scientifiques. Le biologiste allemand, Eric van Rongen ne dément pas que les radiations ont des effets sous les seuils d’exposition recommandé par les normes. « Mais, nous ne sommes pas convaincus que ces effets sont délétères pour la santé » déclara-t-il à Investigate Europe.

L’ICNIRP est dans un processus de mise à jour des limites d’expositions pour les champs électromagnétiques. Les anciennes datent de 1998. Il est peu de dire que les scientifiques qui sonnent l’alarme ont une quelconque influence sur ces nouvelles normes.

Ces conflits autour des champs électromagnétiques ne datent pas d’hier. Historiquement, la recherche dans ce domaine a été associée avec les secteurs des télécoms et de l’armée. Pour, Dariusz Leszczynski, ancien chercheur à l’agence de radioprotection finlandaise, les normes de l’ICNIRP prennent principalement en compte les besoins de l’industrie des télécoms. En 2011, il siégeait au sein du comité du CIRC, l’agence qui s’occupe des questions liées au cancer au sein de l’OMS, quand il a été décidé que les champs électromagnétiques étaient « possiblement cancérogènes » pour l’homme. Ce chercheur n’est pas présent au sein de l’ICNIRP ni à un quelconque autre groupe d’experts.

Selon Dariusz Leszczynski, « Le but de l’ICNIRP est de mettre en place des limites d’exposition qui ne tuent pas les utilisateurs, tout du moins quand cette technologie est en marche, donc c’est quelque chose entre les deux ».

Son discours est rejoint par celui de Louis Slesin, l’éditeur du journal Microwave News. « Il y a beaucoup de décisions politiques dans les paramètres des études scientifiques qui sont retenus et ceux qui ne le sont pas. Par exemple, le cas d’une étude épidémiologique australienne sur les cancers du cerveau qui vient d’être publié et où les gens ayant un âge de plus 60 ans ont été exclus, cela ne fait aucun sens », surtout qu’une grande partie des tumeurs du cerveau apparaissent chez les groupes les plus âgés.

Les auteurs de cette étude spécifique, sont membres de l’ICNIRP, et ils en ont conclu qu’il ne peut y avoir de lien entre le téléphone portable et les tumeurs du cerveau car l’incidence de ce type de cancer dans la population général a été stable durant des années. Cela diverge complètement d’une étude anglaise qui date de l’année dernière qui démontrait qu’il y avait un doublement des glioblastomes, la forme la plus agressive de tumeur au cerveau, entre 1995 et 2015.

Les sources de financement affectent les résultats

Ces dernières années, au moins 3 études ont démontré qu’il y a souvent un lien entre les conclusions des études scientifiques et la source de financement de cette recherche. La science financée par l’industrie est moins prompte à trouver des risques pour la santé que les études subventionnées par les institutions ou les autorités.

L’argent pour la recherche est souvent aiguillé vers les universités, là où il existe un cloisonnement entre les scientifiques et l’argent, d’après Lennart Hardell, cancérologue et scientifique de l’hôpital universitaire suédois situé à Örebro. « Le problème vient du fait que cette dernière devient dépendant de ces financements. La plupart des gens ne mordent pas la main qui les nourrit » pense ce chercheur suédois.

Ce chercheur a étudié les liens entre l’usage sur le long terme d’un portable et l’incidence du cancer du cerveau. Il en conclut que l’un pouvait conduire à l’autre. Lui aussi était présent au sein du comité du CIRC en 2011, mais il ne fait pas partie d’aucun autre comité. Selon Hardell, sa recherche a été financée via son salaire venant de l’hôpital où il travaille mais aussi par des fondations locales contre le cancer et des organisations nationales. « Bien sûr, j’ai aussi beaucoup travaillé sur mon temps libre ».

Martin Röösli a été coauteur dans l’une de ces études qui documentait le lien entre la source du financement et des résultats. Le professeur associé au sein de l’Institut tropical et de santé publique suisse, est aussi membre de l’ICNIRP et d’autres organisations consultatifs. « Les études qui sont financées uniquement par l’industrie ont plus de chance d’être biaisée ». Mais dans son étude, les sources de financement mixte, avec un cloisonnement adéquat, aboutissent à de la recherche plus seine et de meilleure qualité. Il y a aussi une prépondérance des interprétations selon les camps, Röösli soutient que « certains chercheurs peuvent aussi créer une certaine incertitude afin de lever des fonds pour leurs recherches ».

Pour Louis Slesin, certaines études peuvent durer sur des laps de temps entre 15 et 20 ans. Ce type de projet est du pain béni pour les chercheurs. parmi celles-ci, certaines sont financées par l’industrie. « Est-ce que cela constitue un conflit d’intérêts pour les scientifiques impliqués ? », se demande Slesin, et la réponse est « bien sûr que oui… ».

Gunnhild Oftedal ne dément par que les sources de financement peuvent affecter les conclusions des études, tout comme « une forte conviction peut l’être ». Ce genre de mécanismes n’était pas autant considéré précédemment. « Mais dorénavant nous sommes plus sensibilisés à la chose. J’ai l’impression que les scientifiques sont plus prudents quant aux subventions par l’industrie, tout du moins aux subventions directes ».

« L’industrie devrait payer »

Tout le monde ne rejettent pas l’argent de la part du privé. L’industrie devrait clairement payer pour la recherche sur des effets potentiels de leurs produits, mais cela devrait se faire indépendamment des financeurs selon Zenon Sienkiewics, un physiologiste anglais. Il fait partie de la commission de l’ICNIRP et il a été présent dans d’autres groupes consultatifs.

La recherche est extrêmement dépendante des financements externes ajouta le scientifique Norbert Leitgeb de l’ICNIRP, professeur au sein de l’institut autrichienne d’ingénierie de la santé à l’université de technologie de Graz. « La question n’est pas de savoir si l’industrie doit financer la recherche, ce qu’elle devrait faire si ses produits sont la raison du questionnement. Le plus important est d’avoir des cloisonnements assez efficaces pour que les parties prenantes ne puissent pas interférer avec les chercheurs et influencer les résultats scientifiques ou les conclusions des études ».

Nouveauté, des règles plus strictes

Le débat d’un potentiel biais lié à l’industrie cache un autre potentiel, celui d’ONG et des groupes de pression privés pour Leitgeb. « Les groupes qui représentent les électrosensibles auto-déclarés devraient faire l’objet de la même attention ».

Mike Repacholi, fondeur de l’ICNIRP et du projet EMF de l’OMS. Au début, le projet de l’OMS recevait un financement substantiel de la part de l’industrie. Une fois parti de l’OMS, Repacholi est devenu un consultant pour cette même industrie ».

« Il y eut de telles critiques sur la question des fonds provenant de l’industrie que celle-ci ne finance plus de recherche. À l’heure actuelle, cela concerne celles qui touchent le domaine de la sécurité sanitaire. Du coup, qui a perdu dans cette affaire ? »

Néanmoins, que ça soit l’ICNIRP et l’OMS, les chercheurs qui ont été fiancés par l’industrie sont exclus depuis ces 3 dernières années.

L’OMS et l’héritage du scandale du Tabac

Les deux scientifiques, Eric van Rongen et Gunnhild Oftedal, sont au travail au sein de l’organisation mondial de la santé afin de mettre à jour les connaissances de cette entité sur les radiations et l’impact sur la santé.

Le groupe principal de scientifiques de l’OMS travaille sur cette question depuis 2012, et les résultats auraient dû être publiés depuis un bon bout de temps. Mais les allégations de partialité a ravagé le comité. Dorénavant, l’OMS va rassembler un plus large groupe de chercheurs qui va évaluer le travail qui a été effectué par le précédent. Les participants n’ont pas encore été sélectionnés, mais ils représenteront « un large spectre des opinions et des expertises » d’après un porte-parole de l’OMS.

Beaucoup de critiques se concentrent sur l’organisme de recherche dominant sur les champs électromagnétiques et ses liens historiques avec l’industrie, c’est assez comparable avec la façon dont l’industrie du tabac a été dans la possibilité de maintenir le doute sur la dangerosité du tabagisme. « Je n’aime pas cette comparaison, car ici, l’effet nocif était clair, alors qu’avec les champs électromagnétiques, nous en sommes encore à savoir l’ampleur du problème » déclara Louis Slesin.

La leçon à retenir du scandale du tabac d’après lui, c’est qu’il faut faire très attention à ne pas donner trop d’accès et d’influence à l’industrie. « En 2000, l’OMS a publié un rapport majeur de présenter ses excuses sur le fait qu’elle avait laissé l’industrie influencée son opinion. Mais, elle répète la même erreur avec les champs électromagnétiques et je n’ai jamais eu de réponse de sa part à mes interrogations sur cette question ».

ICNIRP : Encore dans le doute

La plupart de la recherche sur les radiations de la téléphonie mobile et santé porte sur les technologies 2G et 3G. Au cours de cette année, la technologie encore plus rapide, la 5G, va être déployée et elle se démarque des précédentes par l’utilisation de plus hautes fréquences (NDLR : millimétrique). Les connaissances scientifiques sur ce que pourrait engendrer ces types de radiations sur la santé du public sont encore restreintes. Certaines projections ont déjà alerté sur le fait qu’il y aurait un danger que ces radiations à de telles fréquences pourraient générer un effet thermique sur les tissus du corps. L’ICNIRP indique qu’elle n’est pas d’accord avec ça.

Les responsables de L’ICNRIP ne sont d’accord avec les critiques que sur un point : Plus de recherche est nécessaire.

« Absolument, il y a encore pas mal de doutes. Par exemple, nous n’en savons assez peu encore sur les effets à long terme de l’usage de la téléphonie mobile et le cancer du cerveau afin de dresser des conclusions définitives. Nous avons besoin de plus d’information » selon Éric van Rongen.

@+ Jay

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