L’appel de 190 chercheurs auprès de l’OMS et de l’ONU

Lors de mon article sur le documentaire de JT de France 2, j’avais déjà évoqué que certains chercheurs souhaitaient que l’organisation mondiale de la santé fasse une mise à jour des préconisations concernant les radiofréquences et change la classification de 2B, possiblement cancérigène à 2A, probablement cancérigène. Et le 11 mai dernier, c’est pas moins de 190 chercheurs qui ont lancé un appel à l’ONU et à l’OMS afin de mettre en place des mesures plus protectrices concernant les expositions à la pollution électromagnétique.

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À l’heure actuelle les normes d’exposition aux radiofréquences sont issues des préconisations de la commission international sur la protection des radiations non-ionizantes, l’ICNIRP. Elles ont pour but de préserver des effets thermiques à court terme la population mais elles ne prennent pas en compte les effets spécifiques liés à l’exposition actuelle qui est devenue chronique au fil du temps, et qui augmente avec la mise en place de nouvelles technologies sans-fil dans notre environnement.

C’est pour cela que ces 190 scientifiques issus de 39 nations différentes ont soumis un appel aux Nations Unis et à l’OMS pour revoir les normes actuelles et encourager la mise en place de mesures plus protectrices concernant l’exposition aux radiofréquences et aux technologies sans-fil. Cette initiative est consécutive à l’augmentation du nombre de preuves concernant les risques qu’elles représentent, notamment avec certaines études épidémiologique qui démontreraient des risque accrue de cancer pour les utilisateurs intensifs comme l’étude CERENAT.

L’appel international de ces scientifiques demande au secrétaire général de l’OMS, de l’ONU et de ses États membres à mettre en place des mesures de précautions, de limiter l’exposition aux radiofréquences, de sensibiliser le public au risque sur la santé notamment chez les publics dit sensibles que sont les enfants et les femmes enceintes. Voici l’ensemble des demandes de cet appel :

  • Les enfants et femmes enceintes soient protégés
  • Les normes et recommandations soient respectées
  • Les fabricants soient encouragés à développer des techniques sécurisantes
  • Les firmes responsables de la création, transmission, distribution et gérance de l’électricité maintienne un voltage adéquation et emploi un matériel minimisant les courants néfastes
  • Le public soit informé des risques de l’énergie électromagnétique pour la santé, et des moyens permettant de réduire ces risques
  • Les personnes de profession médicale apprennent les effets biologiques de l’énergie électromagnétique, et reçoivent une formation pour savoir soigner les patients hypersensibles à l’électromagnétisme
  • Les gouvernements prônent la recherche sur les champs électromagnétiques et leurs effets sur la santé ‒ recherche qui devrait se faire indépendamment des industries ‒ , et impose aux industries de coopérer avec les chercheurs
  • Les médias négligent les relations financières d’experts avec l’industrie quand ils émettent leur avis sur les aspects « santé, sécurité » des techniques électromagnétiques
  • Des zones sans aucune radiation soient crées
  • Que les normes soient respectées non pas pour chacune des antennes placées en un lieu, mais bien pour l’ensemble des ces antennes (la norme pour chaque antennes devenant donc la norme usuelle divisée par le nombre d’antennes situées au même endroit).

Cet appel met en lumière la position conflictuelle de l’OMS sur les risques des champs électromagnétiques. Le CIRC a classifié les radiofréquences dans le groupe 2B, possiblement cancérogène en 2011, et les extrêmes basses fréquences en 2001. Néanmoins, l’OMS continu de les ignorer et continu de suivre les recommandations de l’ICNIRP. Ces directives, développées par un groupe de scientifiques cooptés selon leurs avis, dont certains ont des liens d’intérêts avec l’industrie des télécoms, ont longtemps été critiquées et considérées comme non-protectrices.

Certains chercheurs comme le professeur Martin Blank qui travaille au sein de l’Université de Columbia pense que « les normes internationales concernant l’exposition aux champs électromagnétique doivent être renforcées afin de mieux coller avec la réalité de l’impact sur le corps humain, spécialement sur les effets génotoxiques. Nous sommes en retard sur la prise en compte des effets biologiques et sur la santé. Nous devons réduire cette exposition par la mise en place de normes plus protectrices ».

J’espère que ces chercheurs vont être écoutés ne serait-ce que d’une part pour les normes qui sont vraiment très larges, pas moins de 41 à 61 volts par mètre pour l’exposition aux antennes-relais de la téléphonie mobile alors que dans la réalité on est loin de ces expositions dans la majorité des cas excepté pour les points les plus exposés qui sont liés à une pure économie d’échelle sur l’infrastructure des opérateurs télécoms. Idem pour les émissions des téléphones portables dont le DAS sont bien en dessous de la norme maximum de 2W/kg.

Pour ce qui concerne l’électrosensibilité, il serait temps de prendre en charge cette pathologie et donner le bénéfice du doute aux malades plutôt que de les laisser à leur sort en espérant que le scandale sanitaire n’éclate pas sous la mandature de certains de nos politiques. Ainsi, comme le recommande cet appel, il serait très pertinent de penser à mettre en place une zone blanche officielle qui pourrait d’autant plus servir à commencer la recherche sur la maladie, mais non, chez nous la loi macron, si elle est votée conforme à l’Assemblé Nationale, va encore réduire les possibilités de lieu de vie pour les malades en supprimant une partie des zones blanches habitables.

@+ Jay

Source : emfscientist.org

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